En terre australe, fin d’un voyage

Lettre à nos lecteurs #3

Bonjour tres chers amis,

Notre vélophonie c’est terminée en terre Australe !
Arrivés à Puerto Williams, cette terre retirée du Chili, éloignée des
grandes civilisations, isolée sur une ìle face à l’antarctique, nous
avons unis notre amour à la terre, aux arbres, au ciel pour finir cet
incroyable odyssée sonore en paillettes de nuages et en confétis
d’étoiles. Il était important pour nous d’arriver en cette dernière
ville du Chili, qui est très difficle d’accès, pour marquer la fin de
notre voyage à vélo mais aussi pour s’unir et symboliser notre amour.
Nous vous annoncez donc que nous sommes allés au « registro civil »
mardi 2 mai 2017 à 16h pour faire notre union civile ! Maintenant, une
nouvelle aventure peut commencer.

Nous avons rebrousser chemin et sommes actuellement à Punta Arenas.
Nous retournons lundi a Puerto Natales pour travailler dans un hotel
en tant que benevoles en attendant de trouver un emploi sur place ou
un peu plus au nord de la Patagonie. Le voyage a velo est devenu une
drogue, notre huile de coude, notre beurre de cacahuète, notre café et
il est dfficile de s’imaginer arrêter de pédaler à la découverte de
contrés inexplorées. Notre couple ressort grandi et encore plus soudée
qu’auparavent par une telle experience de vie, de force et de nature.
Maintenant, il nous reste plus qu’à puiser dans nos plus belles
energies pour tracer un nouveau cour d’eau qui deviendra riviere puis
fleuve grace a la lumiere qui brille en nous et qui nous guide dans
nos choix de vie.

Ce voyage nous a permis de s’abandonner á nous et á des difficultés
qui ont été nécesaire pour accomplir un tel voyage avec determination
et confiance. La nature qui s’imposait à nous resplandissait dans
toute son harmonie et l’écoute profonde de ses racines nous a ancrés
dans sa terre et permis de se détacher de toute inutilité. La richesse
des paysages et de sa symphonie florale nous ont permis de voir et
d’écouter, de réfléchir et d’oublier, d’explorer, de crier et
rigoler… découvrir des sensations inconnus, méditer des pensées
inachevées, toucher la poésie, sentir la musique, écouter les arbres
parler, les feuilles danser, le vent chuchoter, la pluie nous
caresser, imaginer les animaux nous épier. Nous nous sommes sentis si
petit et si ignorant face à cette nature immense et mystérieuse. Que
se passe-t-il derrière ces montagnes et ces nuages ? Tout n’est pas
découvert et doit rester ignoré, comme les rêves doivent parfois
rester des rêves…

Voilà donc la fin de ce voyage après des milliers de kilomètres
parcouru à travers de somptueux décors d’une nature imposante par ses
volcans, fleuves, glaciers, désert, lac de sel, flamand rose, vicuna,
condor, puma, ciel illuminé, étoiles nocturnes, cols enneigés, lacs
ténebreux, glace prisonnière, roche vertigineuse…
Maintenant de nouvelles décisions sont à prendre ; continuer, trouver
un emploi, s’enfuir, voyager, s’abandonner, rester au Chili, aller en
France. Il est difficile pour nous de revenir à la réalité et de se
dire que pédaler c’est fini pour un moment. Nous sommes contre cette
routine mondialiste et idéalisons une vie oú nous serions indépendant
des ordinateurs, de l’internet, la télévision et pourrions être
auto-gérant, marêchet, artiste, poête ! Il est dure pour nous de se
dire qu’on est à la recherche d’un emploi qui ne nous correspond
peut-ètre pas pour pouvoir vivre et survivre… que faire maintenant ?
Suivre le courant des fleuves, des glaciers, des fjords, des baleines
et se laisser emporter par le train de la vie… On veut s’aimer, on
veut rêver, on veut pédaler !

On vous aime, mille merci de nous avoir soutenu, de nous suivre et de
nous lire…

Hans et Rose au bout du monde

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